Google Analytics : la navigation par onglets affecte-t-elle le temps passé sur la page?

Quand on se demande comment certaines métriques de Google Analytics sont vraiment calculées sous le capot, nous pouvons parfois parvenir à des hypothèses obscures. L’effet de la navigation par onglets (tabbed browsing) sur le temps passé sur la page (time on page) est un des aspects qui ne semblent pas faire l’unanimité dans la pratique. Suite à la publication de l’article de Stéphane Hamel intitulé “The effect of tabs on the time on page metric“, j’ai décidé d’approfondir le sujet et de tester la matière une fois pour toutes!

Définissons d’abord le scénario : l’utilisateur navigue sur votre site avec un seul onglet ouvert (onglet A) et se trouve présentement sur la page A1. Il trouve le lien B1 intéressant, l’ouvre dans un nouvel onglet mais continue de lire la page A1, sur laquelle il se trouvait déjà. Pendant sa lecture, il clique ensuite sur le lien A2 et la lit cette page immédiatement. Il va ensuite dans l’onglet B qu’il avait ouvert plus tôt, lit le contenu de la page B1 et clique ensuite sur le lien B2. L’utilisateur lit cette page et ferme ensuite son navigateur.

La séquence de navigation des pages est donc : A1, B1, A2, B2. Par contre, l’ordre dans lequel l’utilisateur lit réellement ces pages est : A1, A2, B1, B2. Selon Google Analytics, quel est le temps passé sur chaque page? Calcule-t-il le délai indépendamment pour chacun des onglets ou bien mesure-t-il tout simplement le temps écoulé entre chaque page demandée, peu importe l’onglet à l’origine de la requête? J’ai décidé de mettre fin à la spéculation et de réaliser un test afin d’en avoir le coeur net!

J’ai d’abord commencé par me créer des pages protégées par mot de passe qui n’enregistrent les données dans Google Analytics que lorsque nous sommes correctement authentifiés. De cette façon, je suis le seul à pouvoir affecter les données. Ensuite, j’ai exécuté deux ensembles de test en utilisant des navigateurs différents, ce qui me permettra de segmenter facilement les résultats obtenus pour chacun de ces tests.

Voici le protocole utilisé :
TEST #1 – NAVIGATEUR FIREFOX
A1 (et j’ai ensuite attendu environ 1 minute)
B1 (et j’ai ensuite attendu environ 10 seconds)
A2 (sans attendre)
B2

TEST #2 – NAVIGATEUR SAFARI
A1 (sans attendre)
B1 (et j’ai ensuite attendu un peu plus de 2 minutes)
A2 (et j’ai ensuite attendu 5 minutes)
B2

Voici les résultats affichés dans Google Analytics (cliquez sur l’image pour la voir en grand format) :
Temps passé sur la page

Ce que j’ai donc découvert est que Google Analytics se contente seulement de calculer le délai entre chaque requête d’une même visite sans tenir compte de l’onglet dans lequel celles-ci sont effectuées. L’information est donc traitée dans l’ordre d’ouverture des liens comme si toutes les actions s’étaient produites séquentiellement dans le même onglet. C’est une information très pertinente pour quiconque désire utiliser la métrique “temps passé sur la page” intelligemment.

Jean-François René

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Facebook déploie les publicités interrogatives

Facebook ajoute maintenant une nouvelle arme à son arsenal publicitaire. Plutôt que de se limiter à afficher une image avec un très court texte, les annonceurs peuvent maintenant poser une question aux utilisateurs dans l’espace publicitaire. Cette nouvelle méthode prévoit une zone de texte située sous cette publicité afin que les utilisateurs puissent y répondre. Il s’agit d’une variation intéressante puisqu’une question est un appel à l’action provoquant, surtout si la personne a réellement la possibilité de s’exprimer et d’être entendue. De plus, cette façon de faire est moins intrusive puisqu’elle permet de solliciter une action de la part de l’utilisateur sans lui faire quitter le contenu qu’il consule actuellement, comme c’est le cas avec les publicités cliquables. Une fois que celui-ci a répondu à la question, la question et sa réponse s’afficheront alors dans son fil de nouvelles et seront visibles par ses autres amis. Toutefois, les entreprises devront choisir leurs questions et leurs cibles avec prudence puisque cette nouvelle fonctionnalité, contrairement aux publicités permettant seulement de faire un “J’aime”, donne la possibilité aux utilisateurs de répandre des commentaires négatifs dans leur graphe social…

Source :
New Facebook “Comment” ad unit launched

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Les entreprises abusent-elles de la sociabilité des internautes?

comScore a récemment publié un article[1] dans lequel nous apprenons que 1/6 du temps passé en ligne par les internautes américains est utilisé sur les réseaux sociaux. Cette valeur a donc doublé puisqu’elle n’était que de 1/12 en 2007. D’ailleurs, un article de Social Media News[2] annonce que depuis 2010, les médias sociaux auraient même détrôné la pornographie en tant qu’activité principale des internautes!

Sur cette lancée du net social, ce n’est plus un secret que Facebook utilise vos intérêts explicites et ceux de vos amis afin de vous présenter de la publicité ciblée. De son côté, Microsoft a maintenant lancé son nouveau moteur de recherche Bing Social, qui communique avec Facebook afin d’optimiser la pertinence des résultats qu’il vous présente. De plus, il vous offre aussi la nouvelle application Twitter Maps pour rechercher des tweets en fonction de leur géolocalisation.

Continuant sur la même lignée, TechCrunch[4] va même jusqu’à affirmer que ce n’est qu’une question de temps avant que les revenus publicitaires de Facebook ne dépassent ceux de Google. Bien qu’ils devraient croître de façon importante, je crois que TechCrunch a oublié de tenir compte du lancement du tout nouveau bouton +1 de Google. Il s’agit d’un équivalent du bouton Like qui leur permettra de concurrencer Facebook dans la présentation de publicités ciblées sur les intérêts explicites des utilisateurs. Évidemment, les internautes devront préalablement se créer un compte Google afin de pouvoir sauvegarder leurs préférences dans leur profil. Ce compte est le même qui est utilisé pour Gmail, Google Docs, YouTube, Google Reader, Google Calendar, etc. Peut-être qu’un jour ces entreprises auront assez d’information pour vous cloner!

[1] The Network Effect: Facebook, Linkedin, Twitter & Tumblr Reach New Heights in May
[2] Social Media finally mounts Porn….online that is
[3] Bing Social
[4] Prediction: Facebook Will Surpass Google In Advertising Revenues

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Vos “likes” génèrent-ils des revenus?

Thumb upVotre site de commerce électronique est maintenant en ligne, vous avez même intégré Google Analytics pour mesurer votre achalandage et ajouté un bouton “like” à chacun de vos produits afin que vos visiteurs puissent propager la bonne nouvelle sur Facebook! Maintenant, comment faire pour savoir si ce petit bouton vous rapporte réellement quelque chose?

Cette semaine, Cardinal Path a justement publié un article intitulé Do Facebook “Likes” Bring in Immediate Sales? afin de répondre à cette question. Cet article aborde une question très intéressante et propose une façon ingénieuse d’utiliser Google Analytics afin de pouvoir estimer cette valeur. Ce guide étape par étape vous permettra donc d’établir un lien entre les “likes” effectués par vos visiteurs et les ventes que votre site génère. Il ne suffit que d’insérer quelques lignes supplémentaires de javascript dans le code source de votre site et de faire quelques configurations dans Google Analytics pour enfin découvrir ce qui en est réellement. Amusez-vous bien!

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Van Houtte : un concours publicitaire bien orchestré!

Coffee cupCette semaine, je désire commenter les tactiques utilisées par Van Houtte pour rejoindre sa clientèle sur Facebook. Leur niveau d’activité avait déjà attiré mon attention et deux articles très à propos ont été publiés cette semaine : 5 Practical Tips for Getting More from Facebook par Duct Tape Marketing et How to Run a Successful Social Media Contest par Social Media Examiner. Il n’en fallait pas plus pour me pousser à étudier l’architecture de leur initiative!

Objectif de la campagne

Le but de cette campagne est de recruter de nouveaux adeptes sur Facebook afin d’amorcer la discussion avec eux et augmenter les ventes.

Nature de la campagne

L’élément de base de cette campagne publicitaire prend la forme d’un concours permettant de gagner un voyage au Brésil, au Kenya ou en Indonésie ou une des 10 machines à café Keurig B60. Ce concours exige un taux d’engagement modéré : pour participer, l’utilisateur doit tout d’abord “aimer” le café Van Houtte sur Facebook et répondre à un court questionnaire de 6 questions portant sur ses préférences alimentaires. De cette façon, Van Houtte obtient un peu d’information tout en gardant les barrières à l’entrée et le niveau d’effort requis par le participant à un niveau très faible.

Exposition au concours

Le canal privilégié pour promouvoir cette campagne est une annonce Facebook Ads invitant l’internaute à participer un concours. Van Houtte fait aussi de la promotion croisée en “aimant” les autres produits reliés à Green Moutain Coffee Roasters, compagnie qui s’est portée acquéreuse de Van Houtte en décembre 2010. Van Houtte publie aussi, entre autres, des commentaires sur la page Facebook de TransFair Canada et autres organismes sans but lucratif.

Étapes du concours

“Aimer” le café Van Houtte

Pour participer au concours, l’utilisateur doit tout d’abord faire un “like” sur la page du café Van Houtte. Cette action amène donc cet utilisateur à recevoir les publications de Van Houtte dans son fil de nouvelles et ce “like” sera aussi visible par les amis de cet utilisateur.

Découvrir votre profil-café

Vous devez ensuite participer au quiz “Découvrez votre profil-café”, un court questionnaire de 6 questions sur vos préférences alimentaires qui a pour but de vous faire découvrir les cafés Van Houtte correspondant le plus à vos goûts.

Partager votre profil-café (optionnel)

Puisque beaucoup de gens aiment faire connaître leurs préférences et répondre à des quiz, on vous offre ensuite la possibilité de publier votre profil-café sur votre babillard afin de le faire connaître à vos amis. Évidemment, le but est surtout de pouvoir exposer le concours à un maximum de personnes en évitant de payer des frais publicitaires supplémentaires.

Imprimer le coupon rabais (optionnel)

Maintenant que vous avez un certain niveau d’engagement avec la marque et que vous avez découvert les produits Van Houtte qui correspondent le plus à vos goûts, on vous offre maintenant la possibilité d’imprimer un coupon rabais afin de vous inciter à aller vous procurez leurs produits.

Après la participation au concours

Maintenant que votre “like” vous a abonné aux publications de Van Houtte, vous constaterez qu’ils sont plutôt actifs. Durant le dernier mois, ils ont maintenu une fréquence variant entre 1 et 3 publications quotidiennes. Toutefois, les types d’interventions sont variés. Ils alternent entre les capsules “Saviez-vous que…?”, les information sur les produits Van Houtte, les questions aux utilisateurs servant à la fois à les engager auprès de la marque et à obtenir de l’information ainsi que les interventions visant à inciter les adeptes à aller se faire un café. L’entreprise demeure aussi très réactive et

C! Le blogue café

Van Houtte a annoncé le lancement de son nouveau blogue C! Le blogue café aujourd’hui. Ce nouveau média intégré au site de Van Houtte aura le potentiel d’améliorer leur positionnement sur les moteurs de recherche pour des mots clés plus variés touchant le café. De plus, ils auront la possibilité de publier fréquemment des liens Facebook et Twitter vers leurs articles, qui serviront à générer du trafic vers leur site en créant du contenu plus susceptible d’être partagé. Van Houtte a aussi fait appel à la blogueuse foodie Clarah Germain (Clarah… tout simplement et collaboratrice auprès d’Alsace au menu) afin de rédiger ses premiers articles. Ils ont aussi fait preuve de créativité en intégrant le profil-café dans la présentation des auteurs.

Conclusion

Cette campagne de Van Houtte est un bel exemple d’initiative structurée, où chaque élément a été mûrement réfléchi afin que chacune des étapes s’imbrique avec la précédente afin de créer un continuum amenant l’internaute à s’engager progressivement auprès de la marque. En appâtant l’internaute avec une annonce publicitaire lui permettant de gagner un voyage ou une machine à café, ils l’amènent progressivement à “aimer” la marque, à exprimer ses préférences alimentaires, à découvrir les produits Van Houtte qui lui conviennent le mieux, on l’incite ensuite à se procurer ces produits en lui offrant un coupon rabais. Ensuite, ils maintiennent le contact en l’amenant petit à petit à approfondir ses connaissances à propos du café, à reconnaître que Van Houtte sont des connaisseurs dans le domaine et à exprimer son opinion, ses préférences et ses habitudes directement à l’entreprise. Levons notre tasse au succès de cette initiative exemplaire de Van Houtte!

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Devriez-vous annoncer sur Facebook, LinkedIn ou Twitter?

Cette semaine, j’aimerais commenter l’article Should You Advertise on Facebook, LinkedIn or Twitter?, récemment publié par Social Media Examiner. Le but de cet article n’est pas forcément de choisir sur quel réseau votre organisation doit établir sa présence, connecter avec ses clients et publier ses billets mais plutôt de choisir la plateforme publicitaire payante correspondant le mieux à ses besoins.

D’entrée de jeu, l’article oppose principalement Facebook et LinkedIn. Twitter n’y joue qu’un rôle de figurant puisque l’article mentionne surtout le fait qu’il n’est présentement accessible qu’aux grosses organisations. Après avoir vérifié par moi-même, le formulaire d’application pour annoncer sur Twitter exige un budget mensuel minimal de 5000$ à 9999$ pour pouvoir être soumis.

Donc, comment choisir entre Facebook et LinkedIn pour publier vos annonces? L’argument avancé par cet article est simple : il faut se baser sur les capacités de segmentation des plateformes. Il faut habituellement utiliser Facebook pour la publicité B2C et LinkedIn pour la publicité B2B. Pourquoi? À cause de la nature des informations que les utilisateurs fournissent à chaque plateforme.

Vous désirez rejoindre des hommes de 35-45 ans qui aiment le plein-air et la cuisine méditéranéenne? Aucune de ces informations n’est explicitement disponible sur LinkedIn puisqu’on ne vous y demande pas votre âge, ni votre sexe lors de votre inscription. Facebook peut toutefois disposer de cette information si vous avez fait les “likes” appropriés.

Vous désirez rejoindre des directeurs de l’approvisionnement d’entreprises agroalimentaires canadiennes? Bien qu’il soit possible d’inscrire son emploi et le nom de votre employeur dans Facebook, le système de segmentation des utilisateurs de sa plateforme publicitaire ne permet pas d’exploiter ces critères. Par contre, ce type d’information est la nature même de LinkedIn et c’est précisément le levier sur lequel se base son engin de segmentation.

En conclusion, la pensée populaire “utilisez Facebook pour votre réseautage personnel et LinkedIn pour votre réseautage professionnel” continue de s’appliquer lorsqu’il s’agit de choisir sa plateforme publicitaire. Évidemment, chaque situation est unique et vous aurez peut-être des raisons spécifiques pour faire un choix différent mais il s’agit d’une ligne directrice intéressante pour établir son point de départ.

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